Physique de l'amour Physique de l'amour

Notice

1° Edition originale :

Physique de l'amour. Essai sur l'instinct sexuel est un in-18 publié par le Mercure de France en 1903. Apparition signalée dans le Mercure de France d'octobre 1903, p. 288.

2° Autres éditions :

Physique de l'amour, frontispice de Mme Burnat-Provins, gravé sur bois par Georges Aubert, Crès, 1917
Physique de l'amour, 296 pages, 120 x 185 mm. Collection Littérature générale (1960), Mercure de France -ess. ISBN 2715203896
Physique de l'amour, avant-propos de Fernand Lot, Le Club français du livre, 1962
Physique de l'amour, avant-propos de Fernand Lot, coll. « Privilège », Le Club français du livre, 1962
Physique de l'amour, Les Introuvables, 1982
Physique de l'amour, préface de Jean-François Josselin, Les Editions 1900, 1989
Physique de l'amour, A rebours, 2007
Physique de l'amour, Cercle poche, 2011
Physique de l'amour, L'Herne, 2015


Die Physik der Liebe, traduit par R. Brettschneider, Berlin, Hyperionverlag, 1910
Priroda ljubavi. Ogled o polnom instinktu, traduction de R. Marjanovic, « Biblioteka za seksualno pitanje », Napredak, Belgrade, 1925
The Natural Philosophy of love, traduction et post-scriptum d'Ezra Pound, Londres, The Casanova Society, 1926
Fisica dell'amore, traduction et préface de G. Vorluni, Laterza, Bari, 1905
Fisica del amor, coll. « Eros », Partenon, Buenos Aires, 1949, 160 p.
Física del amor. El instinto sexual, traduit par Germán G. de la Mata, EDAF, 1967, 213 p.
Physik der Liebe. Über das sexuelle Verhalten der Tiere, traduit par Rudolf Brettschneider et notice de Michael Farin, Schneekluth, Munich, 1990

Physik der Liebe. Coll. Th. Gillyboeuf.

Divers:

Remy de Gourmont, « Les amours des libellules », L'Œuvre nouvelle, n° 9, décembre1903, p. 422-423

3° Recensement des exemplaires (7 exemplaires sur Hollande ) :

Henri Leclercq a signalé l'existence d'un exemplaire hors commerce sur papier Japon français rouge vif (« Complément à la bibliographie des œuvres de Remy de Gourmont », Bulletin du bibliophile et du bibliothécaire, août-septembre, 1932).


Echos

Depuis que j'ai écrit dans Physique de l'amour le chapitre sur la « Tyrannie du système nerveux », où se trouve critiqué le mot de Lamarck, « le milieu crée l'organe », il m'est venu quelques doutes sur la légitimité de mes idées. Je vais les exposer sans prendre définitivement parti, ni contre moi-même, ni contre l'idéalisme subjectif, auquel, en somme, je reste en grande partie fidèle (« Les racines de l'idéalisme », Promenades philosophiques).

En même temps que leur Almanach, les éditeurs de Hyperion nous adressent une série de volumes parmi lesquels nous signalerons aujourd'hui deux traductions. Le vénérable roman de Claude Tillier, Mon oncle Benjamin, plus connu en Allemagne qu'en France, paraît avec de fort curieuses illustrations de M. Emile Preetorius, parfaitement adéquates au texte. La Physique de l'Amour, de M. Remy de Gourmont, est traduit avec une grande exactitude scientifique par M. R. Brettschneider. Inutile de dire que ces deux ouvrages sont édités avec un luxe parfait (Henri Albert, « Lettres allemandes », Mercure de France, 16 décembre 1909, p. 732).

27.02.49 — Dévoré la Physique de l'amour de Gourmont, Chasteté, « la plus étrange des abberations sexuelles », dit-il. Les amours des taupes, amours tragiques, d'un caractère chirurgical. Effroyables à peu-près de la nature, « cette bonne mère », dit Gourmont avec un ricanement (J. Green, Journal) [R. Le Texier].

Livre, encore mystérieux auquel il travaille en ce moment, et depuis plus de deux ans, l'Amour dans la nature (P. de Querlon).

Je ne sais plus qui m'a raconté que l'on avait brûlé publiquement La Physique de l'amour, en 1910, dans la cour d'un collège à Cambridge ou à Oxford. Je ne sais quelle a pu être la réaction de Rémy de Gourmont à cette nouvelle, ni si le fait est exact ; [...]

La grosse Félicie [du] Rendez-vous des Mariniers [...] est morte en buvant son fonds avec les mariniers, ses amants. C'était un tempérament. Elle riait des histoires que je tirais du livre célèbre de Rémy de Gourmont. Je ne lui rapportais que les faits, pas la morale ni la contre-morale.

[...] ce qui me remit en mémoire par associations d'idées et d'images les fameuses taupes de Rémy de Gourmont qui m'ont tant fait rire, ces jeunes taupes femelles, dont parle le notoire amoraliste dans sa préface à La Physique de l'amour, justement, qui fuient devant le mâle, s'usent les griffes, les pattes jusqu'au sang en creusant un tunnel sous terre pour ne pas se laisser prendre, ce qui n'est pas d'une stricte rigueur scientifique de la part d'un auteur qui se piquait de normaliser tous les gestes de l'amour en les replaçant dans la nature et qui devenait aussi ridicule que ses adversaires quand, dans sa haine de toute interprétation morale en la matière, il s'écriait, sans ironie : « Quelle est la vierge chrétienne enfermée dans les sous-sols d'un château fort, qui s'userait les mains jusqu'aux coudes, les bras jusqu'aux épaules pour creuser un souterrain et fuir l'approche de son ravisseur qui veut s'en prendre à sa vertu ?... » (Je cite de mémoire, très, très approximativement.) Les bons et les mauvais livres échouent sur les quais. Ce n'est, certes, pas un pilori. Mais il faut savoir oublier ce que l'on a appris pour mieux savoir. Pour cette phrase unique le livre de Rémy de Gourmont méritait d'aller au pilon ou de subir sa condamnation réelle ou fictive à Oxford ou à Cambridge. Grands dieux, je sais bien que ce n'est pas pour cela qu'il a été condamné, s'il l'a été par ces hypocrites d'Anglais (B. Cendrars).

... J'étais encore un enfant lorsqu'au Manoir, Remy, appuyé au tronc d'un saule, au bord de l'étang, notait pour Merlette les nuances du paysage. Et c'est encore au bord de ce petit étang, bordé d'un rideau de tuyas, que j'assistai silencieux près de Lui, par un midi de septembre, au mariage des libellules bleues de La Physique de l'Amour.

C'est dans cette avenue de hêtres, sous leurs ogives gothiques, que Remy lisait avec passion les lettres de Sixtine et songeait déjà au roman qui serait la transposition cérébrale de cet amour (J. de Gourmont).

La Physique de l'amour, de M. Remy de Gourmont, est traduit avec une grande exactitude scientifique par M. R. Brettscneider. Inutile de dire que ces deux ouvrages [Mon oncle Benjamin et la Physique] sont édités avec un luxe parfait (Henri Albert, « Lettres allemandes », Mercure de France, 16 décembre 1909, p. 732).

« Le sexe faible », Petits crayons, Crès, 1921

« Remy de Gourmont. Essai sur l'instinct sexuel », Revue biblio-iconographique, 1904, p. 201

Georges Bohn, « Notes et analyses : Physique de l'amour », La Revue des idées, 15 mars 1904, p. 223-226

« Alle radici della Physique de l'amour, le Latin mystique », Remy de Gourmont : atti del Convegno di Monselice, « Biblioteca francese 1 », Padoue, Unipress, 1997

Frédéric Mallet, « Physique de l'amour », L'Œuvre nouvelle, n° 13, 15 avril 1904, p. 45-46

Dr Michaut, « Chronique bibliographique : Remy de Gourmont. — Physique de l'amour », Chronique médicale, n° 4, 15 février 1904, p. 143-144

Ezra Pound, « Post-scriptum à une version anglaise de La Physique de l'amour », Mercure de France, 15 septembre 1921, p. 668-681

Edmond Thiaudière, « Les livres : Physique de l'amour », La Revue diplomatique, n° 12, 20 mars 1904, p. 14

Sylvie Thorel-Cailleteau, « Physique de Remy de Gourmont », p. 125-134, Romantisme, XXVI, 94, 4e trimestre, 1996

Charles Verrier, « Comptes rendus. Philosophie : L'instinct sexuel et le déplacement des valeurs morales », La Chronique des livres, T. IV juillet-décembre 1903, p. 281-284

Texte (en anglais)

http://leehrsn.stormloader.com/npl/index.html

Historia, n° 252 (Arch. dép. de la Manche).

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